Le travail du cuir et ses métiers

Les métiers usuels du cuir

La confection d’objets en cuir est un vaste sujet. Après le travail des peaux et le tannage, nécessaires à la fourniture d’un matériau de grande qualité, de nombreux artisans entrent en jeu pour donner à ce cuir, ses lettres de noblesse. L’industrie française du travail du cuir est d’ailleurs l’une des plus importantes, de par le monde. Cet état de fait est dû à une tradition d’élevage, séculaire.

 

Les métiers du cuirNos artisans, en héritiers, façonnent et assemblent pour satisfaire la moindre de nos attentes. Certains métiers peuvent sembler en voie de disparition, mais restent bien vivants. L’industrie du luxe, fortement présente dans notre pays maintient ces métiers à un haut niveau d’excellence. Les noms de ces métiers, enfin les plus courants comme le cordonnier ou le bottier nous sont familiers, alors que d’autres restent parfois assez méconnus.

 

 

Pourtant, plusieurs autres professions travaillent le cuir avec tout autant de qualité, que ce soit pour porter haut l’image du luxe à la française,  rendre un service ou exercer dans un domaine hyper spécialisé. Ces métiers, que nous connaissons, finalement, ne sont pas toujours associés au cuir, alors qu’ils en dépendent immédiatement.

  • Le maroquinier est l’un des artisans fortement liés au travail du cuir. Il réalise une grande diversité d’articles, comme des ceintures, des portefeuilles, des sacs. Depuis la création d’un prototype en papier, en passant par la découpe, la couture et jusqu’aux opérations finales, il maîtrise l’ensemble des procédés du travail du cuir. Il s’agit d’un technicien complet qui est recherché pour ses compétences.
  • Le fourreur, souvent décrié à cause de la nature même de son travail, retrouve, ces dernières années une activité croissante. Les peaux d’élevage, une nouvelle clientèle, les fourrures synthétiques  et les nouveaux codes vestimentaires font croître le chiffre d’affaire de plus de 10% par an. Le fourreur travaille, le plus souvent des pièces uniques, commandées par des particuliers, le monde du spectacle, l’industrie du luxe ou des chaines vestimentaires.
  • Le gantier fabrique des gants, de la prise de mesures jusqu’aux finitions, doublage et retouches éventuelles. Bien que le nombre d’entreprises de ganterie ait fortement diminué, le secteur est en bonne forme et s’exporte de mieux en mieux. Bien que l’accès à la profession soit difficile,  un artisan ayant de l’expérience pourra vivre correctement de ses créations. On assiste d’ailleurs à un léger retour vers ce métier. Le gantier est sans doute l’un des métiers les moins connus dans le travail du cuir. Il habille de cuir de très nombreux objets de la vie courante (meubles, étuis de lunettes, coffrets,…). Il peut aussi devenir un artiste lorsqu’il décore le cuir, par la dorure ou l’impression. La profession se partage à parts égales entre les grands groupes et les petits ateliers. De nouvelles applications données au cuir par la décoration lui permettent de renouveler son activité. Il s’agit de l’un des métiers du cuir les plus en vogue ces dernières années.

 

Les métiers du cuir retrouvent des couleurs ces dernières années. Bien que le secteur ait subi la crise, son lien avec l’industrie du luxe l’a tout de même bien protégé. Il renaît, aujourd’hui, porté par les nouvelles applications données au cuir. De nombreuses entreprises haut de gamme sont en recherche permanente d’artisans qualifiés pour perpétuer le savoir-faire et le développer en permanence.